
Sur le département, les sols présentent dans de nombreux cas, une couche argileuse à faible profondeur plus ou moins perméable. La pluviométrie cumulée sur les mois de novembre à mars (300 à 400 mm) provoque un engorgement temporaire de ces sols. On parle de nappe perchée. Ces sols sont qualifiés d'hydromorphes. L'inventaire réalisé dans les années 1980 sur 110 communes de Loire-Atlantique met en évidence la présence dominante de terres hydromorphes sur environ 60 % de la surface agricole, soit 240 000 hectares sur le département (hors zones humides de bas fond). Pour une partie de ces terres, la mise en œuvre du drainage permet d'améliorer les conditions d'exploitation des parcelles.
Le drainage en Loire-Atlantique est organisé autour d'associations locales (ACDI) fédérées autour de l'Addila. Les opérations collectives de drainage conduites par les ACDI adhérentes à l'Addila se déroulent dans le cadre fixé par la charte du drainage collectif. Elles profitent alors du principe de solidarité financière qui gouverne la démarche, par la mutualisation du prix de revient des chantiers de drainage. Elles assurent également la prise en compte des préoccupations environnementales.
On confond couramment les terres hydromorphes de plateau et les zones humides de bas-fond. En Loire-Atlantique, les zones humides de bas-fond sont exclues des opérations de drainage collectif. Celles-ci font l'objet de mesures agro-environnementales spécifiques, (marais du Brivet, de Vilaine…).
Les agriculteurs qui choisissent de drainer leurs terres le font pour travailler dans de meilleures conditions, tout en respectant l'environnement.
M.B. est exploitant agricole à Legé (sud Loire), installé en production laitière. Il possède 47 hectares de terres dont 10 dévolus à la culture du maïs et 7 aux céréales. Sur l'ensemble de parcelles, 40 hectares ont été drainés.
Pourquoi avez-vous choisi le drainage ?
Nos terrains sont irréguliers. A certaines périodes de l'année, certaines zones sont très engorgées. Avec l'Association communale de drainage et d'irrigation (ACDI), j'ai fait drainer en deux fois 40 hectares de parcelles pour assainir le sol. Avant, dans certaines parcelles, les céréales étaient impossibles à cultiver. Depuis le drainage, je travaille sur la terre plus tôt, sans abîmer le sol. J'ai amélioré le rendement des cultures, je couvre mieux les besoins en paille.
Aujourd'hui, j'exploite l'herbe au maximum. Du 15 février au 30 juin, les bêtes sont au pâturage.
La portance des animaux sur le sol est meilleure. Leur piétinement ne matraque plus les sols, l'herbe n'est plus détériorée.
Désormais, la production de fourrage est meilleure. Nous pouvons sortir des volumes plus importants pour faire du stock au printemps. Dans ce secteur plus sec et plus chaud que dans le nord du département, c'est indispensable. Sans augmenter la surface, nous avons sécurisé notre système d'exploitation.
Pour plus d'infos : 02-53-46-60-01
ou par courriel