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L’importance de la population du département et les projets d’infrastructures conduisent à
de fortes tensions pour la gestion et l’aménagement des espaces. Chaque année, plus de
2 000 hectares de terres agricoles disparaissent au profit de divers équipements et des loisirs.
De fortes contraintes pèsent ainsi sur l’agriculture et provoquent de l’instabilité chez de
nombreux agriculteurs.
Bien entendu la présence des infrastructures est un enjeu pour le développement de notre
département car celles-ci concourent à la fois à la qualité de vie de ses habitants et à son
développement économique. Cependant l’activité agricole et son potentiel de production
doivent être préservés. Les projets d’infrastructures programmés permettent d’anticiper et de développer les outils pertinents pour prendre en compte l’activité agricole.
Chacun mesure les enjeux et la nécessité de trouver les points d’équilibre pour le développement harmonieux de notre département. La Chambre d’agriculture envisage cette perspective dans la voie de la concertation et dans le respect de chaque acteur. Elle sera le partenaire des
collectivités territoriales et des acteurs économiques pour l’ensemble de ces questions
d’aménagement et de gestion de l’espace. Elle mobilisera les compétences utiles pour
ce faire.
Sollicitée pour porter de nombreux avis locaux, la Chambre d’agriculture s’appuiera sur un
réseau de correspondants communaux proposé par la FNSEA 44 et les JA. Avant de donner un avis, la Chambre d’agriculture sollicitera le correspondant concerné. Il lui sera alors demandé de formuler un avis argumenté et écrit, construit à partir d’une réflexion collective locale.
Une convention précisera les exigences et une formation sera assurée.
Dans le cadre de l’aménagement du territoire, nous devons conduire les travaux utiles à la
performance de notre agriculture. La gestion de l’eau en est un élément, soit par le drainage pour l’assainissement des sols, soit par l’irrigation et le développement du stockage de l’eau pour atténuer les effets de la sécheresse. Ces investissements s’inscrivent dans un
développement équilibré de notre agriculture et dans le respect des bonnes pratiques.
La gestion des zones humides et la mise en œuvre du second pilier de la Pac sont également essentielles à l’équilibre des territoires concernés.
Plus généralement les questions environnementales et de qualité de l’eau mobiliseront notre institution et tous les acteurs concernés. D’abord les agriculteurs dans l’adaptation de leurs pratiques. Pour autant, le bon sens doit primer. Il ne faut pas développer dans notre
département des contraintes spécifiques et injustifiées. Les pratiques doivent tenir compte des réalités. Les collectivités sont également concernées, notamment pour la gestion des boues des stations d’épuration.
Pour l’ensemble de ces dossiers eau et environnement, la Chambre d’agriculture sera un
partenaire constructif et mobilisé pour développer les actions utiles. Elle sera engagée aux côtés des agriculteurs mais aussi au service des collectivités. |